Les mots réduits en fumée
Dans le feu des autodafés
Ont tracé dans le ciel
Un terrible poème
Louis Savary, mots de passeEcrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Les mots réduits en fumée
Dans le feu des autodafés
Ont tracé dans le ciel
Un terrible poème
Louis Savary, mots de passeDes remparts de mots
Peuvent bien protéger
Le vide des idées
Louis Savary, mots de passe
La barque de buée tendait sa chaîne à faire éclater les vitres.
André Breton, l’air de l’eau.
Je n’ai envie que de t’aimer
Un orage emplit la vallée
Un poisson la rivière
Je t’ai faite à la taille de ma solitude
Le monde entier pour se cacher
Des jours des nuits pour se comprendre
Pour ne plus rien voir dans tes yeux
Que ce que je pense de toi
Et d’un monde à ton image
Et des jours et des nuits réglés par tes paupières.
Paul Éluard. Cours naturel
Le sol a souffert
Dans le vieux jardin meurtri
Par l’hibernation
Dans les creux ombrés
La neige transparente et dure
Brille comme du verre
Éclat de lumière
Entre les monts du Forez
Jaillit le soleil
L’herbe s’est couchée
Sous le pas brutal et lourd
Aplatie d’un coup
Vieille sentinelle
À la porte du jardin
Le tilleul attend toujours
Petit vent frisquet
L’hiver est encore présent
Les oiseaux s’éveillent
Je regarde le ciel
Qui blanchit tout doucement
La journée sera belle
Dwain Chambers, sprinter britannique, a été pris, il y a quelques années, la main dans le sac de la pharmacopée miracle.
Il a non seulement reconnu ses torts, mais il a commis en outre un bouquin provocateur où il explique comment il trichait. Il a été suspendu 2 ans, entre 2003 et 2005.
Et en 2009, plus vieux de 4 années, il court encore plus vite ! Il vient de battre le record d’Europe du 60m en salle, en 6s 42 !
Ah ! Ils sont vraiment très forts, ces britanniques…
Parce que toutes les femmes
sont belles à qui les regarde avec tendresse,
parce la femme est l’avenir de l’homme,
J’écris pour toi femme inconnue
qui te bats dans l’ombre
pour faire reconnaître tes droits.
toi ma collègue ouvrière dans l’usine,
soumise aux mêmes cadences,
au même bruit, à la même fatigue,
mais qui n’as pas le même salaire.
toi qui supportes en plus
les plaisanteries graveleuses,
à l’usine et dans la rue,
et le travail non partagé à la maison.
tu dois te battre encore et toujours
et partout, partout te battre encore.
je pense à toi aussi, musulmane
que l’on veut marier à 12 ans,
à toi femme africaine
que l’on a excisée avec brutalité.
Je pense à vous toutes,
mes douces sœurs, mes égales,
qui devez « prouver » chaque jour
votre égalité devant les hommes.
Je pense à toi, femme battue,
À toi aussi, qui veut maîtriser
Ton corps et ta sexualité.
Je pense aux femmes de tout milieu
Et de toutes conditions et
Auprès de vous, je me sens tout petit…
Maman, plus tard, moi je serai
blanchisseur de nuages ou berger d’oiseaux,
peut-être compteur de gouttes d’eau,
arbitre pour combats d’escargots,
garde du corps pour papillon,
acupuncteur pour hérissons,
clown pour passants fatigués,
imprimeur pour sans-papiers,
décorateur de coccinelles,
empêcheur de tomber du ciel.
Puis, j’inventerai la machine à ne rien faire
qui se tendra en hamac depuis la terre
vers un point très lointain du vaste univers.
Alors, on m’élira comme la plus lente
et la plus mignonne étoile filante.
Respirant le grand air des galaxies,
à cheval sur l’Ourse, sur la queue de Castor,
employé des affaires privées de l’infini,
je connaîtrai enfin l’âge d’or.
Carl Norac, éditions Printemps des poètes 2009.
J’ai couru dans le noir
Dans le soir
J’ai couru dans l’espoir
Pour croire
J’ai couru pour te voir
Satin et moire
J’ai couru dans les couloirs
Et
Les replis de ma mémoire
J’ai couru sur le trottoir
Je me suis vu dans le miroir
Couru à perdre haleine
Couru à perdre la haine
A perdre le désespoir

Si j’étais un oracle divin
Je saurais tout sur toi
Sur tes secrets féminins
Tes envies, tes frissons, tes émois.
Mais je ne suis qu’un humain
Privé de sens, non voyant
Égaré dans un monde déprimant.
Alors je te sculpte avec les mains…
Vous trouverez ici un jugement (très) sévère sur ceux qui nous gouvernent, et sur les médias qui manquent (souvent) d’impertinence à leur égard. C’est que je suis lucide et sans illusion sur la nature humaine. Mais vous trouverez aussi de la beauté et de la poésie, car je suis un incorrigible optimiste et plein d’illusions sur la nature humaine… (paradoxe ? où ça ?)
Laissez un commentaire : s’il est gentil et flagorneur, cela flattera mon ego, s’il est critique, ça me forcera à m’améliorer. Dans les deux cas, vous aurez fait une bonne action… Gérard.
De mes grandes douleurs, j'ai fait mes petites chansons. Henri Heine
On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre. Jean Jaurès.
Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Périclès
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