Lundi 3 septembre 2007
        Tous les ans, après la fête patronale, certains disent la vogue, qui clôt la saison estivale, c’est un week-end qui allie dépaysement, culture, détente et gastronomie pour un groupe d’amis qui se baptisent avec humour et autodérision les « prend l’air »

Très tôt samedi 1er septembre (5h30 !) le car rempli de 37 bons vivants, hommes et femmes, quitte Sauvessanges en direction de la Bourgogne, d’abord Chalon, puis Beaune. Ce voyage se présente sous les meilleurs auspices (elle était faci Chalon-arriv--e.jpg le, celle-là…)

Arrivé à Chalon, le groupe part visiter le musée consacré à Nicéphore Niepce, un des pionniers de la photographie, avant d’embarquer à bord du « Delta » pour une mini croisière fluviale sur la Saone, pendant le temps du repas. Ce n’était sans doute pas le bateau ivre, de Rimbaud, cela ressemblait davantage aux copains d’abord, de Brassens…

Le car nous emmène ensuite à Volnay, pour une visite de cave avec dégustation, et achat de vin pour les amateurs.

La journée se termine à Beaune, à l’hôtel de France, pour un dîner roboratif et une nuit de repos bien méritée.

Dimanche matin, ça redémarre tambour battant, pour la visite à Beaune d’une des dernières moutarderies  familiales travaillant avec des méthodes ancestrales, ou l’on apprend que la moutarde blanche, ou sénevé, qui fournit les précieuses graines, qui seront moulues à l’ancienne, ne sont plus produites en France, mais importées essentiellement du Canada !

Cette halte est si intéressante que nous débordons des horaires, nous faisons l’impasse sur la visite des hospices, qui méritent mieux qu’un coup d’œil bâclé, nous y reviendrons une autre fois.

Retour à l’hôtel restaurant, où 4 d’entre nous, qui ont eu 60 ans cette année, offrent le champagne à tout le groupe.

Après le repas, nous partons pour une visite libre du château de Savigny, qui abrite plusieurs musées : celui de la moto (près de 250 modèles différents, de toutes marques, pour la période de 1902 à 1960) celui de la voiture de course « Abarth » (une trentaine de prototypes) et enfin celui de l’aéronautique, où sont exposés environ 80 avions de chasse, dont 4 avions de la Patrouille de France.

Le retour comporte également un arrêt visite-dégustation-casse-croûte à Vaux-en-Beaujolais, qui fut le modèle pour le très fameux Clochemerle de Gabriel Chevallier, et sa pissotière sur la place du village !

 

 

Clochemerle.JPG  

 

Et puis comme tout a une fin, c’est ensuite le retour vers Sauvessanges, tard dans la nuit, tout le monde est un peu fatigué mais heureux de ce week-end amical et enrichissant…

 

Par Gérard - Publié dans : Actualités - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007
Lu ce matin, dans la Montagne, la procureure, mais j’avais déjà lu ailleurs l’auteure, l’écrivaine, ou des tournures alambiquées comme : ami-e-s, élu-e-s, député-e-s, ainsi que des redondances comme ils et elles, chacun et chacune, etc.

Je comprends bien qu’il s’agit d’une tentative de parité entre les hommes et les femmes, ce qui a mon approbation sur le fond, mais que c’est maladroit !

Ce que ceux qui écrivent ainsi ne savent pas, c’est qu’ils prennent pour du masculin ce qui n’est que du genre non marqué, c’est-à-dire du neutre, qui inclut aussi le féminin.

Quand on dit « les hommes » il s’agit bien souvent de l’espèce humaine, des hommes et des femmes. Quand on parle des ses amis, cela comprend les filles et les garçons !

Par contre, les journaux, en parlant de la femme qui dirige un conseil municipal, l’appellent « la maire », horrible mot qui sonne si mal à l’oreille, alors qu’existe le joli terme de mairesse, qui n’est péjoratif que s’il s’applique à la femme du maire.


Voici un autre poème, un jour où j'étais mal réveillé, et le moral dans les chaussettes, JOUR NOUVEAU

 

Et l’amertume du café

écorche le jour naissant

le ciel est une mer grise

au lent ressac

le pain s’amuse

de ma nuit renfrognée

les gestes s’allongent,

regrets de l’obscurité

je souris

le ciel sourit

même la pluie qui

rigole doucement

dans les caniveaux

je pleure avec elle

en souriant

c’est un jour nouveau

qui commence

Par Gérard - Publié dans : Langue - Communauté : L'âme du poète
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Jeudi 30 août 2007

Chère madame Parisot,

 

J’aime beaucoup votre façon d’envisager ce que doit être le progrès : travailler plus longtemps pour gagner…moins de loisirs. Mais il me semble que vous êtes bien timide en annonçant 61 ou 62 ans pour prendre une retraite qui nous paraît de moins en moins méritée. Pourquoi pas 65 directement, (à condition d’avoir assez de sous pour l’envisager) avec à terme la possibilité de ne s’arrêter qu’à 70 ?

Nous ferions aussi bien qu’au Royaume-Uni ou aux USA !

Puisque le thème de votre université d’été est : « jouons le jeu », je vous propose de jouer à travailler jusqu’à la mort…

Ah ! au fait, comment écrivez-vous : “On embauchera plus s’il est moins compliqué de licencier” ou bien: “On n’embauchera plus, s’il est moins compliqué de licencier” ?

Gérard,

                                           Au boulot à 14 ans, bien content d'être parti à 58 ans

Voici maintenant mon village en automne :

L’envie parfois me démange

 d’arpenter bois et  sentiers,

autour de Sauvessanges

où poussent les noisetiers.

 

Et je vais bien volontiers,

par les vallées et les monts,

admirer fayards et aveliniers.

Je respire à pleins poumons

 

un air vibrant et lumineux,

où vole parfois une mésange,

et flotte l’odeur de résineux

des bois de Sauvessanges.

 

La nature s’endort, atone.

Ici, ni raisin ni vendanges,

mais sureau et belladone

en octobre à Sauvessanges.

 

Je marche d’un pas vigoureux,

frôlant les fougères du regard

et les grands épicéas rugueux,

rois du domaine campagnard.

 

Les minces brumes matinales,

longues écharpes espiègles,

coiffent les champs de seigle

chauffées par un soleil pâle.

 

Les maisons de pierre,

vieilles et tranquilles bâtisses,

dressées dans la lumière

des jardins, déjà pâlissent.

 

une joie sans mélange,

me remplit d’allégresse,

octobre à Sauvessanges

est d’une grande noblesse.

Par Gérard - Publié dans : Actualités - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 29 août 2007
            Pour continuer un peu dans la poésie des haïkus, en voici quelques uns, composés cette année, et publiés dans 'l'hirondelle", le journal de la communauté de communes de la vallée de l'Ance :

Ruelles empierrées

Dans le vieux bourg abrupt

Enchevêtrées

 

Au bord de la route

Blottie contre le clocher

Une vierge bleue

 

Un très vieux tilleul

Couturé de cicatrices

Bouddha assoupi

 

La rivière Ance

Irrigue la longue vallée

Avec simplicité

 

L’orage brutal

Ouvre des yeux dans la terre

Grand ouverts

 

Pierres à bassin

Cachées dans l’écrin des bois

Tortues calmes

 

Nuage de coton

Pris dans la cime des arbres

prisonnier

 

Des hommes travaillent

Dans les bois et les champs

Ensemble

 

Le basalte noir

Des résurgences volcaniques

Est mathématique

 

Toits de chaume

Des jasseries pastorales

Blondes coiffures

 

Calvaires en croix

Sur d’épais blocs de pierre

Aux croix des chemins

Par Gérard - Publié dans : Poésie - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 29 août 2007

Comme dit l’autre, il faudra vraiment travailler plus pour gagner seulement son pain. Les denrées de base ont déjà augmenté, elles vont encore en prendre un coup (un coût ?) : le pain, mais aussi la viande, les produits laitiers, les fruits…

On ne peut pas faire des cadeaux à ceux qui ont déjà tout sans vider les caisses. Si 9000 parmi les plus privilégiés vont percevoir chacun un remboursement d’impôts de 200.000€ en moyenne, au titre du bouclier fiscal, par contre, les smicards qui n’ont pas eu le moindre coup de pouce, mais aussi tous ceux qui ont de petites retraites ou de petits salaires vont devoir assumer…

Aïe, aïe, aïe ! Je sens d’ici la douloureuse !

Supprimer des fonctionnaires en trop : ça paraît une mesure d’économie, mais 11 000 enseignants non remplacés, ça fera beaucoup d’instituteurs en moins, des classes fermées, une instruction au rabais, c’est cela que l’on veut ?

Et la TVA dite, par périphrase, « sociale », qui va renchérir les prix de 5%, elle est particulièrement injuste car elle va frapper en priorité les gens à petites ressources.

Elle repose sur le monde du travail, et déresponsabilise les entreprises. Il n’y a qu’à croire que celles-ci vont répercuter la baisse des prix espérée sur les produits vendus…

J’en entends déjà qui ricanent ! Vous n’êtes pas optimistes ?

Par Gérard - Publié dans : Economie
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Mardi 28 août 2007

LE COIN POESIE : LE HAÏKU JAPONAIS 

 

Le haïku est un court poème de 3 vers, de 5, 7, et 5 syllabes, soit 17 syllabes en tout. La rime n’est pas nécessaire, même si elle n’est pas prohibée, le vocabulaire est simple et naturel, il rend compte de l’instant présent, d’une saison ou d’un âge de la vie. A l’égal des autres arts du Japon (le Nô, le tir à l’arc, la calligraphie…) le haïku est imprégné de bouddhisme Zen.

(définition d’après une « Anthologie des haïkus » de Roger Munier)

 

En voici quelques exemples : (3 maîtres japonais et … un amateur français)

 

Près d’un puits

D’eau croupissante

Des fleurs de prunier

Issa (1763 – 1827)

 

Au clair de lune

Le prunier blanc redevient

Un arbre d’hiver

Buson (1715 – 1783)

 

Le dieu est absent

Les feuilles mortes s’amoncellent

Et tout est déserté

Bashô (1644 – 1694)

 

 

 

  Haïkus d’été

 

Le matin l’espoir

La cigale délivre son chant

Elle mourra ce soir

 

Le lézard figé

Dans la chaleur du jour

Il vit hors du temps

 

L’air tremble et ondule

Autour des lauriers-roses

Tout ici repose

 

 

                                                                                                                    Gérard
Par Gérard - Publié dans : Poésie - Communauté : L'âme du poète
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Mardi 28 août 2007

S’il y a une chose que j’ai du mal à supporter, c’est en général les commentaires pas toujours éclairés concernant les épreuves sportives. La plupart du temps, les consultants (très bien payés, on parle de 4000€ la vacation de 2 heures, soit l’équivalent de presque 2 mois et demis de ma retraite…) sont des anciens sportifs « reconvertis » qui prennent la place de vrais journalistes sans en avoir la formation.

Ils manient approximativement la langue de Molière, mais là, les « vrais » journalistes ne font souvent pas mieux, hélas !

Commentaires chauvins, chasse aux médailles, mépris pour ceux qui loupent le podium (la fameuse quatrième place qui ne vaudrait rien, selon eux) les expressions bizarres : tomber le ballon, exploser un record, un mano a mano (un duel ? Un numéro de main à main ?) et tutti quanti…

Affreux aussi, de voir certains sportifs faire le signe de croix en franchissant une ligne d’arrivée, en entrant sur une piste ou un terrain, ou après avoir marqué un but !

Je ne me moque pas de leur foi, mais comment peut-on avoir l’outrecuidance de penser que Dieu devrait choisir tel misérable vermisseau terrien qui fait une compétition contre d’autres vermisseaux ?

En ce moment, avec les championnats du monde d’athlétisme à Osaka, c’est un florilège…

A la prochaine.

Par Gérard - Publié dans : Actualités
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Lundi 27 août 2007

 

CHAGRIN BADIN

 

 

Lors, dans le plus creux de ma déréliction,

je devins amoureux d’une belle,

fus rimailleur de mots pour elle,

souvent lui dis ma ritournelle,

las ! Son cœur ne voulait chanson ni passion...

 

            Je fis, de mots en grelots,

         le plus joli des colliers,

         parure des angelots

         ou des pâles écoliers.

 

         Sur la très haute vergue

         de mon glissant navire,

         mis mon cœur en exergue,

         priant qu’il ne chavire.

 

         Des ors, des parfums, des rubans,

         des ris et des larmes,

         ivresse, encens et olibans,

         voici tous mes charmes.

 

                  Les phrases je cisèle

                  au burin de mes mots,                   

pour toi demoiselle

                  je deviens grimaud,

 

                  trouvère et baladin ;

                  pour te complaire,

                  je frotte la lampe d’Aladin

                  et déploie mon vocabulaire.

 

                  Tous les somptueux bijoux,

                  les délices d’Epicure,

                  les benjoins, les acajous...

                  non, non, la belle n’en a cure,

 

                                                           Et je reste sous la lune

                                                           à bramer comme un cerf,

                                                           où je suis, avalant ma rancune,

                                                           seul à écouter mon concert...

 

Par Gérard - Publié dans : Poésie - Communauté : L'âme du poète
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Lundi 27 août 2007

Eh bien, me voilà de retour, après une escapade de quatre jours en Touraine, pour le mariage de mon ami Michel avec mon amie Danielle.
La fête fut magnifique, le temps s'était mis en costume de soleil, quant au Vouvray de vrai, au Chinon, et autre Saumur-Champigny, je vous dis pas... Ou plutôt, je vous dirai, mais plus tard, quand je serai défatigué. C'est promis.
En attendant, voici de nouveaux poèmes, pour vous faire patienter.


                                                    LES MOTS, LA POESIE


Les mots viennent de mon cœur
vers le papier blanc
comme viennent les oiseaux
vers la main qui tient les graines

sans les trier, sans tricher,

comme j’accueille

le moineau querelleur

ou le pigeon hiératique et bleu.

j’accueille tous les mots

purs diamants aux reflets d’acier

ceux qui sont fragiles

et ceux qui blessent,

ceux qui guérissent

du mal de vivre,

les mots farouches, les mots précis

-les mots albatros et

les mots rossignols-

les mots précieux cernant

l’amour en cercles serrés et doux,

les mots qui font la roue,

les mots fiers les mots fiévreux,

et ceux qui jouent,

et ceux qui pleurent,

les mots d’argent ciselé

aux reflets de bouche heureuse,

les mots de cendre

et les mots de charbon,

les mots de fumée âcre,

ceux diaphanes couleur d’aurore

ou de toile d’araignée

la poésie est à ce prix,

ce prix exorbitant

payé en mots couleur du temps…

je voudrais des mots

de lumière et d’azur

pour décrire le vent qui mord

la colline aux doigts de sable,

ou l’herbe sèche

qui frémit sous tes pas roses,

je voudrais des mots incandescents

pour chanter tes rêves, ta vie,

mais les mots sont des oiseaux affamés

et mes mots précieux

une collection ornithologique.

ils ne s’envolent pas

comme des poèmes

ils rampent lourdement

tels des oiseaux blessés

si tu veux voir voler mes poèmes,

comme des mouettes

aux ailes effilée,

donne moi tes yeux

 couleur de source

donne moi

tes gestes de tous les jours

donne moi ta vie

                ma poésie est à ce prix.

 

Par Gérard - Publié dans : Actualités - Communauté : L'âme du poète
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Jeudi 23 août 2007

Avant de partir quelques jours, je vous soumets un portrait, un prénom en acrostiche, d'une personne que j'ai connue il y a bien longtemps, et qui fait partie de ma galerie que j'appelle "les femmes-fleurs de mon jardin secret".
Celle-ci, c'est Catherine...


                                                                            CATHERINE

Chatoyants éclats d’or liquide

Aux reflets de verveine...

Trille délicieux aggravant le vertige,

Heureuse musique, ta voix claire

Egrène les perles fragiles de ton

Rire éclatant. Ma joie sereine

Invente des sonorités graves et

Nouvelles pour te chanter, sylphide

Etrange d’un monde inconnu...

Par Gérard - Publié dans : Poésie - Communauté : L'âme du poète
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C'est quoi, ce blog

Vous trouverez ici un jugement (très) sévère sur ceux qui nous gouvernent, et sur les médias qui manquent (souvent) d’impertinence à leur égard. C’est que je suis lucide et sans illusion sur la nature humaine. Mais vous trouverez aussi de la beauté et de la poésie, car je suis un incorrigible optimiste et plein d’illusions sur la nature humaine… (paradoxe ? où ça ?)

Laissez un commentaire : s’il est gentil et flagorneur, cela flattera mon ego, s’il est critique, ça me forcera à m’améliorer. Dans les deux cas, vous aurez fait une bonne action Gérard.

Je me présente

Citations poétiques


De mes grandes douleurs, j'ai fait mes petites chansons. Henri Heine

cit. économiques

On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre. Jean Jaurès.

Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Périclès

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